RECHERCHE AVRIL 2021

RECHERCHE
 

Soutenir la résilience et la relance du Canada face à la COVID-19 grâce à des politiques et programmes d’immigration solides


AUTEURS    Victoria Esses (Western University), Jean McRae (Inter-Cultural Association of Greater Victoria), Naomi Alboim (Queen’s University & Ryerson University), Natalya Brown (Nipissing University), Chris Friesen (Société de services aux immigrants de C.-B. & Alliance canadienne du secteur de l’établissement des immigrants), Leah Hamilton (Mount Royal University), Aurélie Lacassagne (Université Laurentienne), Audrey Macklin (University of Toronto) & Margaret Walton-Roberts (Wilfrid Laurier University)

ENDROIT     Canada


Sommaire

« Le Canada est considéré sur la scène internationale comme un chef de file en matière de politiques et de programmes d’immigration et d’intégration, ainsi que comme un pays attrayant et accueillant pour les immigrants, les réfugiés, les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux. La pandémie de la COVID-19 a révélé certaines forces du système d’immigration canadien, mais également quelques failles qui se sont développées et élargies ces dernières années.

Dans cette recherche, on présente un aperçu général du système d’immigration du Canada avant la pandémie et des politiques et programmes en place pour appuyer la sélection, l’établissement et l’intégration des immigrants. On discute ensuite des vulnérabilités du système exposées par la pandémie, et on explore une nouvelle vision de l’immigration pour l’après-COVID-19.

Le Canada dispose d’un secteur de l’établissement respecté qui offre toute une gamme de services aux immigrants et réfugiés s’installant au Canada, et ces services ont également été considérés comme essentiels pendant la pandémie. Ces services sont traditionnellement livrés en personne et la transition vers une livraison des services en ligne ne s’est pas faite sans difficulté. Les agences manquent souvent d’équipement et d’expertise numérique pour offrir tous les services en ligne, et la littératie numérique des immigrants et réfugiés, ainsi que leur accès aux outils technologiques sont parfois défaillants. La pandémie a également mis en exergue toute une gamme de services et appuis complémentaires nécessaires pendant et après la pandémie. Cette dernière a, par ailleurs, mis en relief le décalage entre l’éligibilité pour les services d’établissement, qui est historiquement organisée selon la norme de l’admission directe des nouveaux arrivants en tant que résidents permanents, et le régime actuel d’immigration canadien dans lequel plus de nouveaux arrivants sont admis avec un statut temporaire dans l’espoir ou avec l’intention de faire la transition vers la résidence permanente. La nécessité pour les étudiants internationaux, les travailleurs étrangers temporaires et les demandeurs du statut de réfugié de recevoir certains de ces services est apparue comme une évidence en ces temps de pandémie.

De plus, l’établissement et l’intégration des immigrants nécessitent l’appui des Canadiens, et les attitudes publiques envers les immigrants dans ce pays ne sont pas exemptes de xénophobie, particulièrement à cause d’un chômage plus élevé et d’une prédominance de l’incertitude et des sentiments de menace. Il s’avère donc essentiel de surveiller étroitement les attitudes des Canadiens envers les immigrants, les résidents temporaires et l’immigration et de faire des efforts de façon proactive pour promouvoir des attitudes positives tout en réduisant le racisme possiblement vécu par ces groupes.

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